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29.06.2011
Dernière mise à jour :
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Il faut sortir du duel entre les deux partis dominants

Publié le 22/04/2015 à 10:08 par modem-cantilien Tags : Courage Bayrou duel républicain

Invité de Jean-Michel Apathie ce matin au micro d'RTL, François Bayrou a estimé que la situation de la France imposait que l’on propose d’autres espoirs que ceux perpétuellement portés depuis 30 ans par le duel PS/UMP.

Bonjour François Bayrou.

Bonjour.

Vous êtes populaire et vous arrivez deuxième parmi cinquante personnalités dans le baromètre IFOP – Paris Match, battu seulement par Alain Juppé. Vous totalisez 61 % d’opinions positives. Vous êtes populaire et pourtant vous êtes solitaire, un peu isolé. À quel moment avez-vous loupé le coche François Bayrou ?

Je ne suis pas solitaire.

C’est l’impression que vous donnez.

Non, c’est l’impression que vous dites. Mais je ne suis pas solitaire parce que j’ai autour de moi une équipe de très haut niveau et très fidèle.

Vous n’avez pas loupé le coche ?

Je n’en sais rien. Évidemment, j’aurais pu être élu en 2007, c’était tout à fait possible, nous étions très près et après il y a dans la vie politique des moments plus difficiles et d’autres plus faciles. Il y a une chose qui est certaine : si on ne change pas de cap et si tous les événements qui se produisent les uns après les autres montrent que ce cap était le bon, alors d’une certaine manière on force l’estime des Français, et l’estime est le premier pas vers l’adhésion. Je crois que nous en sommes là.

Vous ferez quelque chose de ces 61 % d’opinions positives ?

J’ai tout à fait l’intention d’en faire quelque chose au service non pas de mon intérêt personnel ni même d’un intérêt partisan. Je crois que la situation de la France impose que l’on propose d’autres voies, d’autres espoirs que ceux qui sont perpétuellement portés par ceux que vous évoquez à l’instant et qui sont depuis 30 ans la même proposition au pays.

Vous dites comme Marine Le Pen ?

Je n’ai pas besoin de dire comme Marine Le Pen, je dis comme moi. J’ai risqué ma vie politique, engagé ma vie politique depuis 20 ans pour dire qu’il faut au contraire sortir de ce duel – duo qui existe entre les deux partis dominants. Mais ce n’est pas « comme Marine Le Pen ». Je considère que les solutions que Marine Le Pen propose sont mortifères, c’est-à-dire qu’elles portent pour la France beaucoup de malheurs si on les suivait. Donc ne dites pas que c’est la même chose. Je dis au contraire que dans le champ de ceux qui veulent que la France devienne autre chose que ce qu’elle est, plus adaptée au monde comme il est ou plus sculptant le monde comme il devrait être, alors je pense que le duo entre le PS et l’UMP n’a pas apporté les solutions et n’apporte pas de réponses. Vous voulez que je vous dise pourquoi ? Imaginez qu’aujourd’hui vous remplaciez François Hollande qui est au pouvoir par – par hypothèse – Nicolas Sarkozy et l’UMP. Que se passe-t-il ? À la minute même, il retrouve contre lui toute la gauche unie dans l’opposition plus le Front National, donc il se retrouve avec 25 % des voix. On ne peut pas réformer un pays, on ne peut pas conduire une politique sérieuse avec une base aussi étroite. Vous voyez bien que je ne dis pas la même chose que l’extrême-droite, je dis le contraire.

C’était intéressant. Ceux qui vous ont écouté attentivement auront compris que vous n’avez pas abdiqué de l’envie d’être candidat à l’élection présidentielle.

Je n’ai pas abdiqué la volonté de voir le jeu politique français changer, de le changer, de porter un changement. Moi, et j’espère avec d’autres, aux côtés d’autres. C’est ce blocage là qui explique la situation désastreuse où nous nous trouvons.

Une phrase de Manuel Valls prononcée hier soir dans l’émission de Michel Denisot « conversation secrète » fait du bruit ce matin : « Nicolas Sarkozy n’aime pas les gens » a dit le Premier ministre. Ce jugement est juste ?

Je trouve que ce genre d’accusations perpétuelles… Vous savez qu’aujourd’hui je suis très en colère car l’on veut supprimer le latin et le grec de l’enseignement secondaire et il y a un mot grec qui s’appelle les logomachies – les combats à coup de mots – franchement ça ne rend pas service, ça ne fait pas avancer les choses !

Mais il aime les gens ou pas Nicolas Sarkozy ?

Je n’en sais rien honnêtement. Je ne sais pas si Manuel Valls aime plus que François Hollande ou Nicolas Sarkozy. Vous voyez bien que tout cela, ce n’est pas des arguments.

Mais vous aimez les gens vous ?

Mais moi j’espère que cela se voit ! Mais en tout cas je n’ai pas l’intention d’avoir des débats avec Nicolas Sarkozy sur ce sujet. J’ai suffisamment de sujets profonds, de divergences, de différences d’appréciations pour ne pas avoir envie d’entrer dans ces insultes qu’échangeaient les héros d’Homère faute d’avoir à se battre avec les poings et les armes.

Le changement de nom à l’UMP – les « Républicains » - cela vous inspire quelque chose François Bayrou ?

Vouloir s’arroger le nom de « républicain » pour un parti, c’est étrange. Parce que je ne vais pas dire que les socialistes ne sont pas des républicains, ou que le centre n’est pas républicain, je ne vais pas accepter cette affirmation ! Après chacun fait ce qu’il veut, mais ça ne définit pas un parti politique.

Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale suggère de rendre le vote obligatoire pour dit-il, « renforcer le lien entre la République et les citoyens ». Est-ce une bonne idée ou une mauvaise idée ?

C’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup hésité tout au long de ma vie politique. Il m’est arrivé, dans des élections plus anciennes, de défendre cette idée. Je pense qu’aujourd’hui ce n’est pas une très bonne idée. Ça donne le sentiment que l’on est dans un pays où la liberté est constamment amenuisée, constamment réduite, constamment attaquée, et je ne crois pas que ce soit une très bonne idée. Je pense qu’il y a deux choses à faire : rendre le vote blanc comme une expression comptabilisée. Il faut le prendre en compte. On dit qu’on l’a fait mais on ne l’a pas fait, comme toujours. Et deuxièmement, représenter tous les courants d’opinions qui ont bien le droit de l’être !

Cela s’appelle la proportionnelle.

Il y a aujourd’hui entre 40 et 45 % des Français – si vous ajoutez l’extrême-droite, l’extrême-gauche et le centre – qui ne sont pas représentés au sein de nos institutions.

On dit que François Hollande projette de faire un referendum là-dessus. Vous vous voyez de temps en temps. Il vous en a parlé ?

En tout cas, j’ai beaucoup parlé de ce sujet au début de son quinquennat. Si on pouvait faire bouger les choses, naturellement je serai favorable et je défendrai cette idée ! Est-ce qu’on le veut vraiment ? Je n’en suis pas certain. Jusqu’à maintenant les signes qui ont été donnés par François Hollande et par les socialistes allaient plutôt dans un autre sens.

Une dernière question d’actualité. Je sais que vous êtes catholique et vous avez un attachement à cette famille de pensée. Le gouvernement français vient de nommer un nouvel ambassadeur au Vatican, M. Stefanini, qui connaît très bien le Vatican. Il est diplomate de formation mais homosexuel et le Vatican n’en veut pas pour cette raison.

Je ne sais pas qui est homosexuel et qui ne l’est pas. Je n’entre pas dans ce genre de choses. Les relations entre la France et le Vatican sont hors de mon domaine de compétences. Pour moi, on ne juge pas de la qualité de quelqu’un sur son orientation sexuelle. Je ne suis pas le Vatican et à l’intérieur de l’Église, je suis d’une humilité totale et absolue, je ne donne pas de leçon et j’essaie de ne pas en donner trop ailleurs non plus. Merci.

La soumission n'est pas dans mes gênes...

Publié le 12/04/2015 à 09:26 par modem-cantilien Tags : Courage vérité Bayrou combat unité

Dans un grand entretien accordé au Point, François Bayrou défend l'unité de la France contre toutes les forces de division et de détestation.

Le Point | Jeudi 9 avril | Propos recueillis par Emmanuel Berretta et Émilie Trevert

"Le patron du MoDem dessine une union des réformistes. Et, au passage, canarde à tout va... Dans la roue d'Alain Juppé, il forme avec le maire de Bordeaux un tandem politique à la poursuite de Nicolas Sarkozy. La primaire de la droite, François Bayrou n'en sera pas. Il attend son heure. En embuscade. Depuis sa maison de Bordères, entre cloches de Pâques et chants d'oiseaux, le maire de Pau se livre sans concession. Hollande, Sarkozy, Valls, Macron, tous y passent..."

Le Point : Pau fait-il votre bonheur ?

François Bayrou : Oui. Je suis aussi heureux comme maire de Pau que dans mes responsabilités nationales. La responsabilité locale apporte à l'homme politique quelque chose de précieux : la possibilité d'agir, de faire, de voir se réaliser, concrètement, les idées qu'il porte. Exemple : lorsque je suis arrivé, il y avait cinq directeurs généraux adjoints et 60 centres de décision à la mairie de Pau; il n'y a plus que deux directeurs adjoints et 22 centres de décision.

Faites-vous partie de la litanie des maires qui se plaignent de la baisse des dotations aux collectivités locales ?

Non, même si ce n'est pas facile. Je ne peux pas être l'homme politique qui depuis quinze ans a, sans jamais varier, averti que la dette et les déficits accumulés seraient une menace pour notre société et pour notre indépendance nationale, et en même temps geindre et me lamenter. La cohérence est la première des vertus.

Hollande et Valls ont-ils, selon vous, pris enfin conscience de la situation économique du pays ?

Dans les mots oui, dans la réalité non. Le soir où le gouvernement a créé le CICE, je dînais avec Michel Sapin. Il me soutenait que ce dispositif allait créer 300 000 emplois la première année. Je lui ai répondu qu'il en créerait zéro ! Non pas que les intentions ne soient pas bonnes, mais c'est une usine à gaz, avec dépôt de dossiers, démarches à faire. Le gouvernement n'a pas compris la nécessité vitale de faire simple et sûr pour l'avenir. L'ennemi de la croissance et de la créativité, c'est l'insécurité.

Vous disiez en octobre 2014 être prêt à travailler avec Manuel Valls et ses proches. Après un an de gouvernement Valls, êtes-vous toujours sur cette ligne ?

Je suis en désaccord avec cette majorité. Il n'a donc jamais été question que j'y entre. Mais je pense que l'avenir obligera les réformistes à travailler ensemble. Pour que ce pas puisse se faire, il faudra deux conditions : un changement des règles - notamment électorales - et un retour devant les Français. Mais la gravité de la situation imposera ces grands changements. Car il n'y a qu'une seule majorité possible pour redresser le pays, c'est ce que j'appelle l'arc central. Une majorité capable de réformes et de rassemblement, qui va du centre gauche au centre droit. La gauche et la droite ont perdu leur capacité de rassemblement. Vous remplacez Hollande et le PS au pouvoir par Sarkozy et l'UMP, est-ce qu'on gouverne mieux ? Pas du tout ! Le nouveau gouvernement retrouve instantanément contre lui toute la gauche vaincue et ressoudée et, sur sa droite, tout le Front national. Au bout de quelques mois, son soutien dans l'opinion est au mieux de 25 %. Comme aujourd'hui. Si cette question n'est pas traitée, le mal français, l'impuissance politique, restera chronique.

François Hollande avait promis d'instaurer une dose de proportionnelle, mais il ne considère plus ça comme une urgence avec un FN à 30 %...

Il abandonne son engagement ! J'ai toujours combattu les idées et les obsessions du FN, et cependant je dénie au pouvoir le droit d'exclure 25 % des électeurs de la représentation. Et si vous y ajoutez l'extrême gauche et le centre indépendant, c'est entre 40 et 50 % des voix ! De quel droit en fait-on des citoyens de seconde zone ? La règle proportionnelle est la seule juste, la seule qui permette des majorités d'idées, et au bout du compte le seul garde-fou contre les dérives extrémistes. C'est pourquoi tous les pays européens continentaux l'ont adoptée. Tous !

Vous avez longtemps prôné un gouvernement d'union nationale, ce que François Hollande n'a pas souhaité faire... Avec qui pourriez-vous vous entendre ?

Entre les modérés et les réformistes des deux camps - centre gauche et centre droit-, je ne vois pas de différences majeures. Il n'y aurait aucune difficulté à créer une telle entente sur le fond. Et cette entente serait majoritaire. Mais le système est paralysé. Et on s'obstine à ne rien changer ! Ce sera un grand enjeu de la prochaine échéance présidentielle.

Emmanuel Macron est-il un bon ministre de l'Économie ?

Je ne sais pas encore, on verra. Du point de vue des mots, oui; du point de vue des petites mesures, c'est vrai, mais du point de vue des grands chemins qu'il faut tracer, ce n'est pas encore fait.

Vous avez choisi de soutenir Alain Juppé pour la primaire UMP; quels sont vos points communs avec le maire de Bordeaux ?

Il est gascon des Landes, je le suis aussi, du Béarn voisin. Nous avons tous les deux suivi le parcours des humanités classiques. Nous sommes maires, lui de la première cité d'Aquitaine et moi de la deuxième. Nous avons, disons, un certain orgueil, qui fait que nous essayons d'éviter les médiocrités. Et quand j'étais ministre dans son gouvernement, il a toujours soutenu mon action, y compris contre l'entourage du président [Chirac, NDLR]...

Est-il en mesure de gagner ?

Je pense qu'il le peut. Si sur la table, le jour du vote en 2017, on trouvait seulement les bulletins Hollande, Sarkozy et Le Pen, des millions de Français n'auraient pas le bulletin qui représente leur opinion. Un certain nombre d'entre eux ont été désenchantés par Nicolas Sarkozy, sa pratique, sa manière d'être, l'agressivité perpétuelle qui est la sienne... Ce n'est pas l'idée qu'ils se font d'un chef d'État, qui doit être posé, équilibré, avoir une vision. D'un autre côté, ils ont vu la pusillanimité de François Hollande, l'absence de perspectives et son obsession de la recherche de compromis entre courants internes au PS... Ils vont chercher une autre voie.

Mais vous avez toujours été réservé sur la primaire...

J'ai une crainte : c'est que ce mécanisme, qui ne correspond pas du tout à la Ve République, fasse la part belle à l'excitation des plus durs de chaque camp.

Vous semblez dire que la primaire donne l'avantage à Sarkozy. Si Juppé perd, que ferez-vous ?

Si Juppé ne l'emporte pas, je serai dans la situation que j'ai construite depuis longtemps : je serai libre.

Pourquoi ne dites-vous pas clairement que vous serez candidat ?

Parce que c'est une décision que je n'ai pas prise.

Dans l'hypothèse où vous vous lanceriez, pouvez-vous battre Nicolas Sarkozy ?

Je ne me détermine pas en fonction des probabilités.

Et dans ses meetings, quand il vous vise tous les soirs, vous trouvez cela "rigolo" ?

C'est une obsession au fond assez révélatrice : Nicolas Sarkozy a l'habitude que tout le monde plie devant lui et se range, voire se couche. Ce n'est pas ma nature. Mais moi je ne suis pas obsédé par lui. Il y a des sujets bien plus importants.

Et en privé, il va même jusqu'à vous comparer au sida. Il dit : "Tous ceux qui l'ont approché sont morts !"Ça vous fait toujours sourire ?

Je ne sais pas si vous imaginez ce que dit cette phrase... Quand le débat politique en arrive à un tel degré de violence et de déraison, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas et, non, ça ne prête pas vraiment à sourire. Disons que cela signe un comportement...

Il vous accuse surtout d'avoir fait perdre la droite à la présidentielle de 2012...

Le responsable de la victoire de la gauche en 2012, il porte un nom, il s'appelle Nicolas Sarkozy. Ses attitudes et ses pratiques ont conduit 3 ou 4 millions de Français qui n'étaient pas de gauche, dont je suis, à penser : "Cette agressivité, cette manière de dresser les uns contre les autres, ces affaires multiples, ce n'est pas ce que nous voulons pour conduire le pays !"

Regrettez-vous d'avoir voté François Hollande ?

Quand on fait un choix aussi lourd, c'est sans regret... Bien entendu, je fais partie des Français qui ont été terriblement déçus depuis trois ans. Mais si Nicolas Sarkozy avait été réélu en 2012, le rejet aurait été violent et aujourd'hui la gauche d'opposition dominerait intégralement le pays. L'alternance a au moins eu le mérite de nous débarrasser de l'idéologie socialiste pour longtemps. C'était une hypothèque qui pesait sur le pays et qu'il fallait lever.

Vous aviez construit L'Alternative avec l'UDI de Borloo. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

Il en reste une nécessité. Ces derniers mois, l'UDI a choisi de faire tandem avec l'UMP. C'est la tentation perpétuelle du centre de courir vers son puissant voisin et allié. Moi, la soumission n'est pas dans mes gènes : peut-être parce que le Béarn s'est voulu indépendant depuis le XIVe siècle [Sourire]. L'Alternative, lors des européennes, avait pourtant obtenu un score et un nombre d'élus importants [10 % des voix, 7 sièges, NDLR]. Cela se refera, je n'ai aucun doute sur ce point.

Sur ces élections locales, le MoDem a passé des accords avec l'UDI et l'UMP. Vous êtes donc, vous aussi, lié à Nicolas Sarkozy...

Comprenez que les rapports ne sont pas les mêmes à Paris, dans les meetings, et sur le terrain. À Paris, c'est l'agressivité, la violence des propos et l'insulte. Dans les départements, dans les régions, ce n'est pas du tout la pratique. Sur le terrain, on se connaît, on travaille ensemble. On se respecte, et c'est heureux.

Qui a, selon vous, remporté ces départementales, l'UMP-UDI ou le FN ?

C'est un vote sanction contre la gauche, pas un vote d'adhésion à la droite.

Sur les menus confessionnels dans les cantines scolaires, sur l'interdiction du voile à l'université, Nicolas Sarkozy a clivé pendant cette campagne...

La laïcité n'est pas dans les assiettes. La laïcité ne consiste pas à obliger des enfants musulmans à manger du porc, pas plus qu'à obliger les enfants catholiques traditionnels à manger de la viande le vendredi. Il existe des solutions parfaitement laïques et non communautaires. À Pau, nous avons pris la décision de proposer tous les jours pour les élèves qui le souhaitent des menus végétariens. Quant au voile, j'étais à l'origine de son interdiction au collège, au lycée, parce qu'il s'agissait de mineures. À l'université, ce sont des jeunes filles ou des jeunes femmes majeures. Je ne suis pas favorable à ce qu'on rouvre ce débat.

Voyez-vous derrière ces questions de laïcité une part d'islamophobie déguisée ?

L'islamophobie est un puissant vecteur électoral. Mais, pour moi, on se déshonore à l'utiliser. Je sais très bien quelles passions noires cela suscite, comme l'antisémitisme ou l'anticléricalisme ou encore l'évocation de la franc-maçonnerie. Mon choix est fait une fois pour toutes : je défends l'unité de la France contre les forces de division et de détestation.

Vous avez été précurseur sur de nombreux thèmes : la dette, les déficits, la moralisation de la vie publique, la privatisation des autoroutes, l'affaire Tapie... La vérité en politique, cela paie dans les urnes ?

Écoutez-moi bien : l'avenir de la France exigera qu'on dise la vérité. D'ailleurs, la vérité n'est pas nécessairement punitive. Elle est enthousiasmante, entraînante. Il n'y a pas d'autre moyen d'échapper aux sables mouvants dans lesquels nous nous enlisons.

Juppé et Bayrou ensemble, au sommet

Publié le 27/02/2015 à 09:03 par modem-cantilien Tags : Bayrou Juppé sondage popularité

C’est le duo choisi par les Français. Alain Juppé et François Bayrou trônent, pour la première fois, respectivement à la première (66%, +1) et à la deuxième place (57%, stable) de notre tableau de bord politique Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. Certains y verront peut-être l’équation magique de la prochaine présidentielle. Les compères bordelais et béarnais disposent en tout cas d’un atout : ils sont populaires auprès de l’ensemble des Français et, surtout, ils dépassent leurs camps naturels. Alain Juppé bénéficie d’une bonne opinion auprès de 61% des sympathisants de gauche et François Bayrou auprès de 65% quand Nicolas Sarkozy en réunit 19%.

Source : Paris match

La lettre de Danielle Jeanne

Publié le 10/02/2015 à 09:33 par modem-cantilien Tags : Sarkozy moyen orient Danielle Jeanne

La presse nous a appris le déplacement pour une conférence à Abu Bhabi de Nicolas Sarkozy lors de la réunion de l'UMP qui concernait le positionnement du parti après la défaite de leur candidat dans le Doubs.

Il est certes anormal d'être absent, quand l’on est président d’un parti, et que l'on discute sur l'attitude à avoir dans un contexte de grande tension intérieure et internationale. Mais ce qui me choque le plus dans tout cela c'est de voir un ancien Président de la République, et qui n'aspire qu'à le redevenir, se faire transporter et payer grassement par les dirigeants d’un pays dont on ne connaÎt pas vraiment les liens officieux avec les islamistes, dirigeants qui n'aspirent absolument pas à faire un pas vers le respect du reste de l’humanité.

Imaginons un instant que Sarkozy revienne à la tête du pays, quel serait son indépendance par rapport aux monarchies d'un autre âge qui sévissent au Moyen Orient et pour qui la loi islamique décrétée par quelques vieux religieux est supérieure à toute autre forme de pouvoir ? Je crains qu'il ne puisse, alors, être considéré à la hauteur de ce que nous souhaiterions mais comme un ancien obligé.

Je salue au passage l'attitude de Mme Obamma qui n'a pas accepté de se couvrir la tête lors de l’hommage au roi défunt d'Arabie Saoudite. Elle ressent sans doute comme moi l'injustice faite aux femmes dans ces pays, certes provisoirement riches en dollars, mais paralysés dans un moyen-âge injustifiable, expression de l'égoïsme dominant des hommes de ces régions.

Danielle Jeanne administratrice MoDem 76

Je Suis Charlie

Publié le 08/01/2015 à 11:19 par modem-cantilien Tags : Unité intelligence courage France Charlie liberté
Je Suis Charlie

Pour la liberté contre l'obscurantisme, nos armes : Unité, Intelligence, Courage !

 

Résultat des élections internes en Normandie

Publié le 28/12/2014 à 09:47 par modem-cantilien Tags : modem élections

Voici les résultats des élections internes pour la Normandie, après vérification du Comité de Conciliation et de Contrôle :

 

Haute-Normandie :
Cédric Barreau
François Caillot
Evelyne Delbos
Paule Gervois
Anne Terlez

 

Basse-Normandie :
Nourdine Barqi
Marie-Agnès Herout
Sylviane Lepoittevin
Frédéric Provotelle

 

Je suis contre la politique clanique

Publié le 27/11/2014 à 10:01 par modem-cantilien Tags : politique clan courage proposition rassemblement

Invité de Bruce Toussaint dans la matinale d'i>Télé ce matin, François Bayrou a soutenu que la situation de notre pays était "assez bouleversante pour que les responsables politiques acceptent de se parler au-delà de leurs inimitiés".

Bruce Toussaint - Nicolas Sarkozy s’explique ce matin dans Le Figaro sur ce qui s’est vraiment passé quand Alain Juppé a été sifflé samedi dernier à Bordeaux : c’est de votre faute François Bayrou. « Beaucoup en Aquitaine ont été ulcérés par le fait que François Bayrou se mobilise pour faire élire François Hollande puis utilise les voix de la droite pour devenir maire de Pau. L’hypocrisie et le mensonge sont de moins en moins tolérés. » a déclaré Nicolas Sarkozy. Qu’est-ce que vous répondez ?

On voit bien que c’est une échappatoire. Nicolas Sarkozy s’est accommodé et réjoui qu’Alain Juppé se soit fait siffler. Il y avait une espèce de jubilation extrêmement visible. Ce qu’il dit est absolument inexact : je n’ai jamais utilisé les voix de personnes. J’ai été candidat en proposant un rassemblement qui allait en effet de la droite à une partie de la gauche, ce qui est mon projet national depuis longtemps. Le jour venu, ce sera indispensable pour l’avenir du pays. L’UMP locale a décidé librement et contre ses chefs nationaux de se joindre à ce rassemblement et nous avons fait les deux tiers des voix. Ceci est un fait, une certitude.

Ce que je viens de vous lire est la version « soft », officielle, qui est dans Le Figaro ce matin. Dans le Canard enchaîné, il y a la version « hard » : « il y avait aussi des militants UMP d’Aquitaine pour lesquels son ami Bayrou est un traître qui a fait élire Hollande. C’est vrai car sans lui, j’aurais été élu » dit Nicolas Sarkozy.

Voilà en tout cas une affirmation qui pèse son poids. Nicolas Sarkozy, cela fait des mois et des années qu’il poursuit la même attitude qui est de dire « si je n’ai pas été élu c’est la faute des autres ». Il dit « c’est de la faute de Bayrou » ou « c’est de la faute de Marine Le Pen », il cherche des causes extérieures. Et moi je lui dis, sans la moindre hésitation que le responsable de la défaite de Nicolas Sarkozy est Nicolas Sarkozy. C’est ses attitudes, ses manières d’être, c’est le fait qu’il tournait la loi ou qu’il acceptait en tout cas qu’on la tourne et c’est le fait qu’il avait choisi une attitude ou une ligne de division du pays. Ceci a entraîné le fait que plusieurs millions de personnes de Français – qui n’étaient pas de gauche – ont dit « il faut que cette page se tourne ». Si vous regardez aujourd’hui, deux ans après, alors vous vous apercevez que dans sa famille politique elle-même, il y a beaucoup de responsables – Alain Juppé, François Fillon, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire – qui disent aussi « il faut que cette page se tourne ». Ce n’est pas moi qui le dis, c’est eux.

On est au bord de l’insulte quand même, non ? « Traître » ?

Que voulez-vous ? Que je provoque en duel Nicolas Sarkozy ?

Mais est-ce que cela vous touche ?

Non. Nicolas Sarkozy est dans une campagne électorale interne, c’est une campagne qui n’est pas facile. Alors qu’il dit « j’ai changé », c’est une campagne qui renvoie tous les Français à la nature de Nicolas Sarkozy et à cette incompréhension qu’ils ont eue d’avoir en face d’eux un Président de la République qui se comportait comme chef de clan.

Aujourd’hui, vous êtes en guerre tous les deux. Cela n’a pas toujours été le cas. À un moment, vous vous voyiez. Est-ce que pendant ces deux ans et demi où il était en retrait, vous avez eu un contact avec Nicolas Sarkozy ?

Jamais.

Quand est la dernière fois que vous vous êtes parlés ?

Il était à l’Élysée je pense.

Depuis il n’y a jamais eu un contact ?

Jamais.

Et vous ne le souhaitez pas ?

Pourquoi pas. Les gens qui sont sectaires ne sont pas mes amis. Je pense que la vie politique est assez dure et la situation du pays en crise assez bouleversante pour que les responsables politiques acceptent de se parler au-delà de leurs inimitiés. L’occasion ne s’est pas présentée et je n’avais pas les moyens de la faire naître.

Si vous deviez voter samedi, voteriez-vous pour Sarkozy, Mariton ou Le Maire ?

Je ne vote pas samedi.

Je sais bien. Quel regard portez-vous sur la campagne de Bruno Le Maire ?

Les militants UMP ont le choix, ils ont deux candidats en dehors de Nicolas Sarkozy, moi je ne participe pas à cette élection.

Mais vous le connaissez bien Bruno Le Maire ?

Je le connais, mais pas assez pour porter un jugement.

Vous n’avez pas un peu le sentiment d’être instrumentalisé par Alain Juppé dans cette campagne ?

Pas du tout. Les liens que j’ai avec Alain Juppé sont des liens anciens et j’ai choisi de dire quelque chose qui ne se dit pas souvent dans la vie politique : si cet homme-là peut réussir à fédérer autour de lui, je suis prêt à l’aider.

Vous allez la payer chère cette phrase…

Écoutez, j’ai payé des choses beaucoup plus chères que cela. J’ai à la mairie de Pau le mandat que je veux et dans la vie politique nationale le rôle que je dois.

Vous vous retrouvez au cœur de cette campagne à la présidence de l’UMP ! (rires)

Vous voyez bien que c’est un problème central qui est posé là. Ce n’est pas le problème du centre, c’est un problème central qui est : est-ce que la politique est clanique ?

Nicolas Sarkozy a aussi fait l’ouverture, il est connu pour cela, il a fait venir des ministres de gauche dans son gouvernement…

C’est une question très importante : est-ce que la politique est clanique ? Est-ce que c’est « tous aux ordres » ou autrement je fais la guerre ? C’est une conception de la politique qui n’est pas la mienne et elle ne correspond pas au caractère crucial, dramatique, urgent de la situation du pays. Je suis contre la politique clanique et je propose une autre voie et je soutiens ou j’apporte mon amitié, mon aide, à ceux qui proposent une autre voie.

Faut-il qu’Alain Juppé soit candidat quoi qu’il arrive ?

Alain Juppé a choisi une voie, pour laquelle comme vous savez j’ai des points d’interrogations : c’est-à-dire que c’est à l’intérieur d’un camp que l’on va désigner avec les militants et les sympathisants de ce camp celui qui se présentera. J’ai des interrogations sur ce sujet, mais c’est le choix qu’il a fait.

J’aimerais que l’on écoute un petit passage du meeting de Nicolas Sarkozy hier soir à Boulogne-Billancourt, il est revenu sur les raisons qui l’avaient poussé à nommer Rachida Dati en 2007 au poste de Garde des Sceaux, écoutez-bien : « J’avais voulu Rachida Dati parce que je m’étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algériens et marocains, pour parler de la politique pénale. Cela avait du sens ! C’était important que nous, la droite et le centre, nous représentions la France dans sa diversité ! Parce que la France d’aujourd’hui est comme cela ! ». Êtes-vous choqué par les propos de Nicolas Sarkozy ?

Je ne vais pas faire de polémique. Simplement, en parlant des êtres humains, des citoyens, vous parlez toujours de l’origine ou de la couleur de la peau, lorsque vous parlez toujours de ces sujets, d’une certaine manière vous faites des catégories différentes de citoyens et ce n’est pas ma vision des choses. Pour parler de la politique pénale, et évoquer « marocain / algérien », cela signifie que l’on s’adresse à une population particulière. Je ne partage pas cette vision. Je pense que ce que la France a d’important, c’est de regarder les gens non pas en fonction de leur origine mais en fonction de la citoyenneté qu’ils portent.

Il y a 20 ans jour pour jour, une femme à la tribune de l’Assemblée, Simone Veil défendait le droit à l’avortement. Cette personnalité est aujourd’hui très discrète, elle est en retrait de la vie politique, ses enfants disaient d’ailleurs qu’elle ne souhaitait plus s’exprimer. J’aimerais savoir quel regard vous portez sur son parcours, sur le combat qu’elle a mené. Avez-vous encore des contacts avec elle ?

Pour l’instant pas, je pense qu’elle est très en retrait. Simone Veil, c’est deux choses. Je n’ai jamais pensé à elle sans penser à son histoire et au camp de concentration et à cette terrible traversée de l’enfer qui a dû être la sienne, c’est le premier symbole. Le deuxième symbole est celui du féminisme. C’est quelqu’un qui aime profondément les femmes. Dans ma vie – j’ai eu des débats avec Simone Veil – je n’ai jamais vu quelqu’un qui a un engagement aussi fort pour la féminité, pour les femmes, et ça ce sont deux choses très importantes pour la trace que Simone Veil va laisser dans l’histoire.

François Bayrou sur Europe 1

Publié le 29/10/2014 à 09:14 par modem-cantilien Tags : avenir ensemble reconstruction bayrou


François Bayrou, invité du Grand Rendez-Vous... par mouvementdemocrate

Le président du Modem, invité du "Grand rendez-vous" Europe1/Le Monde/iTélé ce matin, a appelé à un changement de pratique institutionnelle, qui impliquerait que les forces politiques républicaines puissent travailler ensemble pour reconstruire la France.

Marielle de Sarnez sur PolitiqueS avec Serge Moati

Publié le 21/10/2014 à 16:46 par modem-cantilien Tags : Europe Sarnez Moati ouverture

Solidarité et intransigeance

Publié le 29/09/2014 à 10:44 par modem-cantilien Tags : Gourdel Bayrou force solidarité civilisation guerre

Suite à l'exécution d'Hervé Gourdel par des jihadistes en Algérie, François Bayrou a adressé depuis la Chine un message "de solidarité à l'intérieur et d'intransigeance en direction des ennemis de la dignité humaine".

"L’assassinat barbare et honteux pour ses auteurs de notre compatriote Hervé Gourdel montre, s’il en était besoin, pourquoi nous devons être engagés contre ces forces qui méprisent la vie humaine, se complaisent dans les carnages et veulent anéantir la liberté des consciences.

Nous, peuples libres, n’avons pas le choix. Nous, sociétés fondées autour des droits de la personne humaine, n’avons pas le choix. Ce qui se joue dans cette région du monde, et dans cette guerre, c’est l’essentiel de notre civilisation. C’est un combat dont nous n’avons connu qu’un seul exemple dans les siècles passés : la guerre sur le sol européen contre l’idéologie nazie.

Lorsqu’un affrontement d’une telle gravité engage nos forces, il n’existe qu’une attitude digne et responsable : l’unité de la nation autour de ceux qui en ont la charge. Les forces politiques qui expriment les sensibilités de notre pays doivent se rassembler pour dire, au nom de nos compatriotes et aux yeux du monde, la volonté nationale. C’est un message de solidarité à l’intérieur, et d’intransigeance en direction des ennemis de la dignité humaine."