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modem-cantilien
Description du blog :
Retrouver les valeurs de notre démocratie !
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
29.06.2011
Dernière mise à jour :
10.07.2014

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François Bayrou invité de Guillaume Durand

Publié le 10/07/2014 à 15:14 par modem-cantilien Tags : Bayrou principes droiture

Face à l'effondrement du pouvoir et aux difficultés politico-judiciaires touchant l'opposition, François Bayrou a appelé tous les hommes de responsabilité à reconstruire ensemble le pays.

Guillaume Durand - Considérez-vous comme le pensent un certain nombre des amis de Nicolas Sarkozy qu’il est victime d’un acharnement ?

François Bayrou - Je vais vous dire quelque chose qui ne vous surprendra pas : je n’ai aucun élément sur cette affaire. J’ai affronté Nicolas Sarkozy sur beaucoup d’affaires, je me suis battu contre un certain nombre de pratiques...

Vous avez même écrit un livre sur le sujet, vous l’avez qualifié "d’enfant barbare" dans un ouvrage qui s’appelait Abus de pouvoir.

Oui, et je maintiens qu’il y a des pratiques qui sont incompatibles avec l’idée que nous nous faisons d’une République qui est juste et équilibrée. Mais sur cette affaire je n’ai absolument aucune information.

Mais est-il normal qu’un ancien Président soit écouté ? Est-il normal qu’un ancien Président soit d’abord auditionné par la police pendant des heures avant d’affronter les juges d’instruction en pleine nuit ?

Un ancien Président, c’est un citoyen comme les autres. La question est la suivante : est-ce que les écoutes sont normales dans un certain nombre de situations juridiques ? J’imagine que les tribunaux auront à le dire. Mais l’affirmation selon laquelle un ancien Président de la République n’est pas un citoyen comme les autres est évidemment une affirmation hors de propos. D’ailleurs j’observe que les amis de Nicolas Sarkozy ne l’ont pas non plus affirmé. Moi je suis du côté de la défense de ces citoyens.

Je comprends cette argumentation. Je remarque que ce matin vous êtes prudent, mais il y a quand même derrière tout ça une volonté d’humiliation politique. Quand on laisse un personnage politique quel qu’il soit face à la police pendant des heures…

Je n’ai jamais pensé de ma vie que nous devions accréditer l’idée que la justice était aux ordres de qui que ce soit, ni de la majorité, ni de l’opposition. Comme vous le savez il y a eu des procès dans tous les sens.

Personne ne le croit.

Vous ne le croyez pas, mais moi qui ai été responsable de l’éducation civique des jeunes Français pendant longtemps, je tiens à l’idée que nous devons avoir une justice qui a ses propres règles, ses propres raisons, ses propres lois et les respectent.

Sur le plan de la séparation des pouvoirs, personne ne le nie. Ce qui s’est passé de particulier, c’est que lui-même s’en est pris à la justice. Il y a eu ce fameux mur des cons, il y a d’une certaine manière un aller-retour entre deux institutions : la présidence de l’époque et l’institution judiciaire qui n’ont pas été normales.

Chaque fois que vous trouverez une action des juges ou des magistrats qui sera influencée d’une manière ou d’une autre par une opinion, favorable au pouvoir comme cela s’est produit un certain nombre de fois, ou défavorable au pouvoir, vous me trouverez sur leur chemin. Je sais bien que tout le monde considère que les principes sont à jeter à la poubelle, moi pas.

Donc vous ne vous acharnez pas sur Nicolas Sarkozy ce matin et vous ne voulez pas prononcer un acte de décès politique ?

Absolument.

Est-ce que vous considérez que cette affaire judiciaire plus le fait que cela va trainer est une sorte d’acte de décès politique qui ne porte pas son nom ?

Je ne crois absolument pas à ce genre de choses. Nicolas Sarkozy est quelqu’un qui a du ressort et parfois même de l’acrimonie dans le ressort, donc je ne crois absolument que ce soit tracer une croix sur lui. Il y a une chose que je veux répéter car c’est quand même le cœur des affaires : la raison pour laquelle je me suis opposé à Nicolas Sarkozy, c’était pour défendre un principe qui est que la loi est la même pour tous. Elle est la même pour les puissants et pour ceux qui ne le sont pas. Ce principe et le refus de l’idée que la fin justifie les moyens sont pour moi l’axe de mon engagement politique. On va en avoir un immense besoin. Vous vous rendez compte à la place où vous êtes que pour l’opinion publique, les Français, les citoyens, les familles, leur idée de la politique est considérablement atteinte, blessée, bouleversée par tout ce qui est en train de se passer, du côté du pouvoir comme du côté de l’opposition. Il y a donc une responsabilité de ceux qui se ressentent, qui veulent être ou qui doivent être des reconstructeurs de la politique du pays.

Est-ce que vous considérez a contrario que c’est un rebond pour lui ? Une source de motivation ?

Non, je pense que s’il avait pu éviter cela, il l’aurait éviter.

Est-ce que vous pouvez imaginer ce matin qu’il puisse vouloir prendre la présidence de l’UMP en septembre ?

C’est l’affaire de l’UMP et la sienne. Je pense que Nicolas Sarkozy, qui a des qualités d’énergie et de combat très grandes, peut tout à fait faire un choix et ce n’est pas mon affaire. La question ce n’est pas Nicolas Sarkozy, ce n’est pas les partis. La question est la suivante : le pays dans l’état où il est, de quelle manière va-t-on agir pour entrer dans une reconstruction crédible ?

En lisant les journaux, les « sarkozistes » disent qu’il y a un accord entre Juppé et Bayrou et que les deux hommes se délectent tranquillement de ce qu’il se passe en prenant un air vertueux mais qu’au fond d’eux-mêmes, derrière le masque, il y a une jubilation.

Vous vous trompez, et je vais vous dire pourquoi.

Il n’y a pas d’accord entre Alain Juppé et vous ?

J’ai avec Alain Juppé une rencontre de valeurs, une manière d’aborder la vie politique depuis longtemps, un respect mutuel je crois, en tout cas une entente sur le fond. Et j’espère que tout cela, qui est de bon aloi, peut être un jour utile. Mais il est faux qu’il y ait dans cette vision de la politique la moindre satisfaction de voir les choses qui se passent.

Permettez-moi une phrase sur les années écoulées : j’ai pris beaucoup de risques personnels pour que la politique et le pouvoir cessent d’être ce que nous découvrons tous les jours. J’ai fait des choix extrêmement difficiles pour moi et extrêmement lourds en terme de conséquences politiques. Beaucoup disaient « sa vie politique est finie ». On a vu que ce n’était pas vrai et d’une certaine manière, il est heureux que les choix citoyens puissent être consacrés par le suffrage universel. Mais j’ai pris beaucoup de risques parce que la République faisait honte depuis des années. L’expression n’est pas de moi, mais d’un écrivain.

Je me mets à la place des gens qui défendent Nicolas Sarkozy dans cette affaire, ils se disent d’une certaine manière il fait le gentil et puis maintenant il dit au fond la République a été gérée d’une manière honteuse pendant des années, il y a une sorte de double discours.

Il n’y a pas de double discours ! Il y a un seul discours : la République ne peut pas vivre si elle ne respecte pas un minimum de principes et on ne pourra la reconstruire que si on a en tête que ces principes doivent être mis au premier plan. La vie politique française vit avec l'idée selon laquelle la fin justifie les moyens. Cette idée est pour moi un ennemi personnel.

Est-ce que vous considérez avec le recul que le fait que vous ayez pu donner la possibilité à la gauche d’accéder au pouvoir n’est pas, contrairement à ce que vous avez dit tout à l’heure, une sorte de risque historique que vous avez fait jouer à la France ? Regardez l’état du pays, les 2000 milliards de dette…

Non. Ce que nous sommes en train de vivre est précisément historique, parce que c’est la vérification que l’idéologie qui était celle de la gauche française est totalement inadaptée à la situation du pays.

Vous avez des regrets ?

Je n’ai aucun regret parce que quand je fais les choses, c’est en sachant ce que je fais. La gauche dans son programme et dans sa vision de son avenir se trompait. Elle va être obligée d’en prendre acte, elle en train de vivre un échec historique. On a le double effondrement du pouvoir et des difficultés de l’opposition. Ce double effondrement est un appel. Les gens qui croient que la France a un avenir doivent pouvoir se se retrouver car il n’est pas vrai que l’avenir de la France se jouera camp contre camp ou parti contre parti.

Est-ce que ça veut dire que ça s’organise autour d’une reconstruction MoDem – UMP version Juppé ?

Non, je ne veux pas faire une affaire partisane, le moment n’est pas là. Mais oui, je pense que tous les hommes de bonne volonté, d’expérience, de capacité, d’enthousiasme, un jour ou l’autre devront s’asseoir autour de la même table pour reconstruire l’avenir du pays.

Est-ce que vous croyez que François Hollande est tellement coincé qu’à terme, même si les frondeurs se sont calmés, il va y avoir dissolution ? Deuxième question : Manuel Valls ce matin dans Les Échos a dit « ca suffit le compte pénibilité ». Il y a beaucoup de choses qui sont remises en cause. Est-ce que vous avez l’impression que la gauche est en train de manger son chapeau un peu sous l’égide de Manuel Valls pour essayer de sauver la situation ? Dissolution et sauvetage ?

Je pense, pour commencer par la seconde question, que le principe de réalité est en train de faire faire aux gauches françaises une révolution intellectuelle à partir de laquelle elle aura beaucoup de mal à rebâtir, et cela va durer pendant longtemps. Je pense que Manuel Valls a cela à l’esprit.

On est dans une crise politique si profonde qu’il n’y a que trois manières d’en sortir : la première c’est le référendum. J’ai pensé qu’il fallait le faire, je l’ai recommandé à François Hollande, il n’a pas voulu le faire. Aujourd’hui cela me paraît impossible, trop tard. Deuxièmes solution : la démission du Président de la République. Ce serait l’effondrement. Troisième solution : la dissolution, ce qui voudrait transmission du pouvoir à l’opposition et entrer dans une phase de cohabitation préilleuse. Voilà la situation dans laquelle nous sommes et voilà pourquoi ceux qui ont un minimum de conscience et de responsabilité doivent me semble-t-il réfléchir attentivement et décider de travailler ensemble. Ce n’est pas les uns contre les autrres que nous construirons !

Merci beaucoup François Bayrou d’être venu ce matin. Je vous rappelle que cet entretien était programmé depuis un certain nombre de temps, avant les affaires politico-judiciaires de ces derniers jours.

François Bayrou à Matignon

Publié le 11/06/2014 à 08:50 par modem-cantilien Tags : Bayrou Valls matignon régions réforme

Reçu à Matignon, François Bayrou a fait part au Premier ministre de ses critiques sur le projet de réforme territoriale.


PARIS, 5 juin 2014 (AFP) - Le président du Modem François Bayrou, reçu jeudi à Matignon, a fait part à Manuel Valls de ses critiques sur le projet de réforme territoriale du gouvernement, qui selon lui "prend le problème à l'envers".

"On a pris le problème à l'envers en commençant par un découpage absolument baroque, improvisé, bricolé, dans lequel personne ne reconnaît de logique et qui va pousser ce projet dans l'illisibilité", a déclaré à l'AFP l'élu centriste à la sortie de son entretien avec M. Valls.

"Si on avait voulu "planter" le sujet, on ne s'y serait pas pris autrement", a critiqué le maire de Pau.

"Il y avait un sujet important, principal, c'était la simplification du labyrinthe intercommunalités-départements-régions (...). Les régions et les départements devaient fusionner", a-t-il plaidé.

Or le gouvernement a préféré commencer par le sujet "complètement secondaire et même en partie inutile" de la diminution du nombre de régions qui "ne fera pas un euro d'économies", selon M. Bayrou.

Le président du Modem, qui n'a pas souhaité faire état à la presse des réponses de M. Valls, a dit être également revenu sur la "fragilité" du président Hollande, englué dans de très mauvais sondages d'opinion.

"Une telle fragilité ne peut pas affronter durablement la crise économique que nous vivons", a dit M. Bayrou, qui a dit craindre qu'on "n'avance clairement sur aucun des sujets dans lequel le pays est enlisé", citant notamment "l'incroyable complexité des procédures et des normes".

"On est pas très loin, du point de vue des grandes options, (Manuel) Valls et moi", a reconnu M. Bayrou. Mais sur la situation actuelle, il s'agit davantage "d'analyses différentes de la situation".

Un éventuel rapprochement avec la majorité par rapport à l'"opposition constructive" affichée par le Modem et son allié de l'UDI est exclu, selon lui.

"Mettez vous dans la tête que pour moi, toute manoeuvre est exclue. Si je mettais le petit doigt dans une manoeuvre, les Français seraient fondés à ne plus avoir confiance en moi. Je ne manoeuvre pas, je ne fais pas de ruse", a-t-il affirmé.

La rencontre, qui ne figurait pas à l'agenda officiel du Premier ministre, a été décrite par Matignon comme un "entretien comme (Manuel Valls) en a régulièrement avec des grands responsables".

C'est la première fois que François Bayrou, qui avait appelé à voter pour François Hollande au deuxième tour de l'élection de 2012, rencontrait Manuel Valls depuis son arrivée à Matignon début avril.

Hollande ne peut pas durer 3 ans comme cela

Publié le 31/05/2014 à 10:40 par modem-cantilien Tags : Hollande démission financement

Invité de Jean-Jacques Bourdin, François Bayrou a livré une analyse sans concession sur la situation du pays, la crise que traverse l'UMP et les résultats des européennes.

Jean-Jacques Bourdin - Faisons le point sur l’UMP, hier soir Jean-François Copé au 20h a dit avoir été trompé par certains de ses collaborateurs. Franchement, vous le croyez ?

François Bayrou - Je ne sais pas ce qu’il se passe dans les autres partis. La seule chose dont je suis sûr c’est que chez nous, pendant les campagnes électorales, en 2007 comme en 2012, je vérifiais deux fois par semaine si nous étions dans les clous des dépenses. Il n’est pas possible que la démocratie fonctionne si les citoyens n’ont pas la certitude que les règles sont respectées par ceux qui sont censés les défendre. Quand les gens à la tête de l’Etat, majorité comme opposition, sont soupçonnés de ne pas respecter les règles qu’ils imposent aux autres, le contrat républicain disparaît de fait. Vous comprenez pourquoi j’ai mis la moralisation de la vie publique au centre de mon action politique.

Je vous repose la question, est-ce que vous croyez Jean-François Copé ?

Vu le nombre de responsables politiques qui depuis des années disent qu’ils ne sont au courant de rien, j’ai fini par avoir quelques doutes. La responsabilité de ceux qui dirigent un mouvement politique est de s’assurer que les règles soient respectées.

La responsabilité de Nicolas Sarkozy est-elle engagée ?

Je ne sais pas, certains le disent. Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, est venu chez vous sur BFM TV et paraissait très bouleversé. Il a dit deux choses que je conteste formellement. Il a commencé par dire qu’on ne pouvait pas faire de campagne électorale avec 22 millions d’euros. Je peux vous garantir, moi qui en ai fait plusieurs avec six millions et qui ai failli l’emporter, que ces budgets sont largement suffisants et qu’on dépense trop d’argent dans la politique. On jette de l’argent par les fenêtres dans les grands partis à force de vouloir organiser d’immenses meetings avec des milliers de personnes. On peut s’en sortir avec beaucoup moins d’argent que cela.

Il a poursuivi en disant : « tout le monde triche ». Ce n’est pas vrai. Il existe des partis politiques honnêtes, j’en suis certain. En tout cas, un parti honnête a mené des campagnes honnêtes, c’est celles que j’ai menées en 2007 et en 2012.

Nicolas Sarkozy était le patron de cette campagne tout de même. Sa responsabilité est-elle engagée selon vous ?

Cela dépend si oui ou non il y a eu des financements occultes. Je ne sais pas si ce qui est dit à propos de la campagne de Nicolas Sarkozy est vrai ou pas. Comment le saurais-je ? On déclare 22 millions et on en dépense 32. Rendez-vous compte, 10 millions d’euros qui passent à la trappe dans des doubles comptabilités.

Ou peut être même dans les caisses de Bygmalion…

Dans les caisses de ces officines, dont les juges ont maintenant la comptabilité entre les mains !

Vous pensez que ça peut faire mal ?

Il me semble en tout cas qu’il y a quelques vagues qui sont en train de se former. Ceux qui nous écoutent ce matin, quand il leur manque une mensualité d’impôts, on les poursuit pour les obliger à payer, on leur coupe les allocations familiales, on vend leur maison… Et pendant ce temps là, au sommet de l’Etat, il y a des organismes qui considèrent qu’on peut contourner la loi impunément. C’est une des principales questions françaises aujourd’hui et pas uniquement pour les extrêmes, c’est une question pour les républicains. C’est une question pour tout responsable républicain modéré qui tente de reconstruire et non de détruire. Si ces partis ont manqué à leurs promesses et à leurs engagements, ils doivent être punis et contraints par les citoyens à changer de fonctionnement.

Plus globalement, on assiste à une véritable décomposition du paysage politique français. Cette situation donne des voix aux extrêmes mais ce n’est pas le sujet. Nous savons que les solutions pour notre pays ne viennent pas des extrêmes. Les solutions, elles, viennent de responsables politiques solides qui disent qu’à partir de maintenant on va reconstruire. Cela ne peut pas durer comme ça ! Depuis longtemps je dis qu’au moment où on décidera de tout reconstruire il faudra faire appel au peuple. Lui seul obligera les privilégiés à renoncer à leurs privilèges !

Les institutions que nous avons sont en décalage total par rapport à la réalité. Il y a 600 députés, 350 sénateurs, c’est quatre à cinq fois plus que pour un pays de la taille des Etats-Unis. Pour montrer l’exemple, commencer par diviser par deux le nombre de parlementaires est nécessaire. De plus, nous devons régler la question honteuse du mode de financement des partis politiques. Des systèmes ont été mis en place pour contourner la loi, on le voit tous les jours à travers l’existence de micro-partis. On fait en sorte d’avoir une loi électorale juste. On introduit une dose de proportionnelle pour que tout le monde soit représenté.

Le Front National doit être mieux représenté à l’Assemblée Nationale ?

Mais bien sûr ! Le PS et l’UMP, qui en principe disposent de tous les pouvoirs, à eux deux ils ont 95 % des sièges de la représentation nationale. Dans le même temps, ils n’arrivent pas à dépasser les 35 % aux élections européennes. Ne trouvez-vous pas qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ? Je ne fais pas de la politique pour initiés, je dis juste que les citoyens ont le droit d’être représentés.

Avant la fin du quinquennat de François Hollande, faut-il dissoudre l’Assemblée ? Ou bien continuer sur le rythme institutionnel qui est le nôtre ?

Vous voyez bien qu’on s’enfonce de jour en jour. L’intervention de François Hollande était calamiteuse. Parler pour ne rien dire avec des mots épuisés, cette manière de ne pas s’avoir s’adresser de manière simple à ses concitoyens pour leur montrer qu’on les conduit, qu’on a un projet, un plan et qu’on sait où on va, tout cela est calamiteux.

Doit-il dissoudre l’Assemblée nationale ?

Il doit accepter les dérives actuelles du monde politique. On ne pas durer trois ans dans la situation dans laquelle on se trouve. Il doit accepter de remettre droit, de remettre d’équerre les règles qui font que le monde politique dont il a la responsabilité est dans une dérive perpétuelle.

Il ira au bout de son mandat ?

Je vais dire quelque chose qui est imprudent. On ne peut pas durer trois ans dans la situation où on se trouve.

Alors il ne peut pas durer trois ans avec cette méfiance des Français ?

Pire que cela. Une dévaluation de l’image et de la force du sérieux du pouvoir. Moi, je crois que l’on ne peut pas durer trois ans. Alors je ne sais pas ce qui va se passer. Vous savez quand l’orage arrive, vous sentez l’électricité dans l’air... Et c’est une réalité physique, la différence de potentiel augmente entre les nuages et le sol. Il n’y a qu’une certitude, c’est qu’il va y avoir un coup de foudre, mais vous ne savez pas où ! Quelques fois c’est sur un clocher, quelques fois c’est sur un brin d’herbe !

Donc avant trois ans, il y aura un coup de foudre ?

Le système politique français ne peut pas supporter pendant trois ans d’avoir aux responsabilités des hommes et des mouvements politiques qui n’ont plus aucune confiance de la part du peuple. Et donc il est de la responsabilité de ceux qui depuis longtemps ont averti, ont décrit ce qui allait se passer, ont proposé un chemin différent de faire avancer devant le pays un projet de reconstruction.

Donc, vous pensez à vous ?

Je ne parle pas seulement de moi.

François Bayrou, ne me dites pas non.

Je ne suis pas le seul, j’ai un mouvement politique autour de moi. Il y a un centre en France qui doit être un centre de reconstruction.

Justement le centre ! On fait appel au centre ! J’ai entendu par exemple Alain Juppé dire « il faut une alliance » ou « un rapprochement » avec le centre ! Et il pensait à vous puisqu’il est venu vous soutenir à Pau…

Parce que nous sommes amis et que j’ai de l’estime pour lui.

Est-ce que c’est l’homme fort aujourd’hui à l’UMP ?

Je pense qu’il a sur les épaules une responsabilité, comme François Fillon a une responsabilité.

Mais est-ce qu’on doit recommencer avec l’idée d’un « parti unique de la droite et du centre » qui organise la confusion entre des courants politiques qui en réalité sont différents ?

Je m’y suis opposé en 2002 et je n’y suis toujours pas favorable aujourd’hui.

Vous êtes favorable à un rapprochement ?

Je suis favorable à ce qu’il y ait une droite qui soit à droite et un centre qui soit au centre. Qu’il y ait des ententes quand le moment arrive, par exemple pour une présidentielle, qu’il y ait des dialogues, qu’il y ait un travail sur le fond entre des mouvements politiques organisés ou réorganisés. Après tout on peut imaginer qu’il y ait des constructions à partir d’éléments qui aujourd’hui sont séparés. Ce que je sais c’est qu’il faut un centre assuré de lui-même et une droite assurée d’elle-même. Cela peut-être l’UMP et le centre ou cela peut-être une construction politique nouvelle, je ne sais pas exactement. Je sais que la France a besoin de gens qui soient clairs sur leur ligne, des gens qui ne soient pas dans la confusion.

Je vais être très direct. Pour vous à droite – je ne parle pas du centre – Alain Juppé est celui qui vous paraît aujourd’hui être en situation ?

Je pense qu’il a aujourd’hui une responsabilité particulière.

Est-ce que le retour de Nicolas Sarkozy est plombé par ce qu’il se passe ?

Vous faites dans votre question comme si cela était prouvé. S’il arrivait que tout ce qu’on raconte, tout que les gens découvrent avec effarement sur leur écran soit approuvé, alors là évidemment c’est une difficulté ou une complexité pour ne pas dire plus. Mais moi je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Qu’on ait dans le principal parti de l’opposition en France, qui était hier le parti du pouvoir, 18 millions de fausses factures et l’on se bornerait à confesser que c’est la faute de collaborateurs qui n’ont pas été contrôlés ? Evidemment, cela ne se passera pas de cette manière-là. Que la vie politique française soit organisée autour de dérives de cet ordre – parce qu’il y en a peut-être d’autres – et bien c’est purement et simplement inacceptable. Nous avons un devoir de remettre les choses d’équerre !

D’ailleurs Jérôme Lavrilleux parlait du PS, non ? Il disait qu’il faudrait regarder les comptes du PS ?

Oui, il a donné des éléments troublants ! Mais j’imagine qu’il y a des gens en France qui ont des moyens juridiques de vérifier toutes ces choses-là ! Je ne veux pas parler comme responsable politique, je veux parler comme citoyen français qui ne peut pas supporter l’idée que ça dure ! Or, c’est très facile d’avancer les règles – je vous en ai proposé quelques-unes – c’est très facile de remettre les choses au carré, il suffit de le vouloir ! Ca ne coûte pas un centime et ça en fait économiser ! Et ça permettra de reconstruire le pays parce qu’après ça permet d’avoir un vrai projet et une vraie confiance des citoyens.

François Bayrou, les européennes : la réunion hier soir à Bruxelles, François Hollande est arrivé affaibli ! L’image de la France est affaiblie aujourd’hui ! Affaiblie peut-être par le vote de dimanche, mais affaiblie aussi par François Hollande lui-même.

L’image de la France est affaiblie en particulier parce que ceux qui en ont la responsabilité ne tiennent plus rien.

Est-ce que vous comprenez le discours du Président ? Quel est le discours de François Hollande ? Est-ce que c’est le discours qu’il tient en France « il faut un peu desserrer l’austérité » ou est-ce que c’est le discours qu’il tient en Europe en suivant Mme Merkel ?

Moi, ça me fait rire jaune cette question de l’austérité. La question n’est pas que nous aurions le choix entre plusieurs politiques, mais la question est précisément celle-ci : si nous voulons obtenir un retour à l’équilibre de notre pays, comme une famille qui ne dépense pas plus que ce qu’elle gagne ou une entreprise qui essaie de gagner de l’argent et d’en mettre de côté pour les mauvais jours ; alors il faut reconstruite l’Etat, la Sécurité sociale, les collectivités locales et la société française dans laquelle beaucoup de gens ont l’impression par exemple que le travail est moins payé que le non-travail ; que l’engagement dans la société n’est pas reconnu par le travail, par le mérite… Tout ça, il faut le remettre d’aplomb ! Est-ce qu’on est en train de le faire ? Non ! On a des propositions tellement compliquées que personne n’y comprend rien. Il y a des accords sociaux entre syndicats et Medef ou responsables d’entreprise qui sont des accords certainement sympathiques mais personne n’y comprend rien. Il n’y a pas là la force des constructeurs et des reconstructeurs qui devraient dire « voilà les piliers de la maison ! »

Ca veut dire quoi ? Que la France n’est plus dirigée ?

Oui, ça veut dire que depuis 15 ans les décisions ne sont pas prises sans doute parce qu’elles ne sont pas pensées. Le problème de la vie publique en France c’est que les idées novatrices, refondatrices en sont devenues absentes. Pourquoi ? Parce qu’il y a deux grands partis qui savent qu’ils n’ont plus besoin de réfléchir puisque de toute façon ils auront le pouvoir la prochaine fois : le balancier de l’alternance, un coup c’est les uns, un coup c’est les autres. Donc on ne réfléchit plus. Qu’est-ce qui est frappant dans la situation actuelle ? Le PS, il est arrivé au pouvoir mais il n’était pas prêt ! Il n’avait pas travaillé comme il fallait ! Et l’UMP, elle n’a pas fait pendant 10 ans les réformes qu’il fallait !

Donc il faut premièrement, des règles d’honnêteté et deuxièmement, un projet qui tienne la route. Avec ça, on reconstruira le pays. Parce que ce n’est pas un pays qui va se livrer à n’importe quelle aventure, il tire la sonnette d’alarme chaque fois, et c’est aux responsables politiques de l’entendre.

Dimanche un vote POUR l'Europe

Publié le 23/05/2014 à 07:44 par modem-cantilien Tags : Européennes élections Modem vote

Voici le clip officiel des listes UDI-MoDem Les Européens :


Clip officiel TV (version longue) par leseuropeens

 

Voici l'intervention de Dominique Riquet, tête de liste Les Européens pour la région Nord-Ouest :


Dominique Riquet | Docks de Paris, 18 mai 2014 par leseuropeens

L'Europe doit se faire avec les peuples

Publié le 23/04/2014 à 09:05 par modem-cantilien Tags : Desarnez Europe élections européennes volonté Européens

Jeudi 17 avril, Marielle de Sarnez était l’invitée d’Europe Hebdo sur LCP. Retour sur cet entretien avec Ahmed Tazir.

Ahmed Tazir : Cette diplomatie franco-allemande mais aussi polonaise sert elle réellement à quelque chose en Ukraine ?

Marielle de Sarnez : Oui bien sûr, cela sert à ne pas oublier et apporter un témoignage pour faire passer notre message et à recevoir le message ukrainien. Une démocratie est en train de se construire de façon fragile actuellement en Ukraine, c’est donc important de réaffirmer notre soutien au peuple et au gouvernement ukrainien.

A.T : Vous avez vous aussi été en Ukraine dans une délégation si je ne me trompe pas.

MdS : Oui, je me suis rendu en Ukraine. Une première fois lors de la révolution orange et j’y suis retournée deux fois ensuite. En décembre d’abord et ensuite lors des évènements tragiques de la place de Maidan où j’étais avec Guy Verhofstadt.

A.T : L’Europe accuse Moscou d’être l’origine des heurts dans l’est du pays, est ce que vous êtes favorable à des sanctions économiques supplémentaires contre Moscou ?

MdS : Je suis favorable à des sanctions économiques, l’Europe doit rester forte, unie et ferme vis à vis de la Russie. Dans le même temps il faut dialoguer et trouver une issue pour la désescalade. Vladimir Poutine doit comprendre que les Ukrainiens sont souverains. L’Ukraine n’est pas un pays dépendant de la Russie. Je dois avouer que je ne comprends pas la stratégie russe qui consiste à envoyer des chars et à déployer une police militaire dans l’est de l’Ukraine. Quand il y a quelques mois, a été votée à la Douma une loi permettant aux autorités russes d’intervenir partout où les intérêts des minorités russophones seraient mis en cause, là un danger est né.

A.T : L’Europe dépend du gaz russe, ces sanctions ne pourraient elles pas se retourner contre nous ?

MdS : Bien sûr mais les russes dépendent aussi de ce qu’on paye en échange du gaz russe ! 70% du gaz russe chez nous équivaut à 50% des rentrées financières pour eux. Si le gaz russe n’arrive pas chez nous, les rentrées financières n’arrivent pas en Russie. Nous ne pouvons pas en rester là. Vladimir Poutine doit comprendre que l’Ukraine veut prendre en main son destin et que c’est aux Ukrainiens d’en décider. Il faut par exemple laisser faire les élections du 25 mai. Ensuite, l’Ukraine est capable de trouver un chemin avec une constitution qui permette une forme de fédéralisme si les Ukrainiens le décident.

A.T : Le ministre des Affaires Etrangères russes n’est pas d’accord avec vous, il s’appelle Sergueï Lavrov et considère que les terroristes des uns sont les combattants de la liberté des autres. Qu’en pensez vous ?

Mds : Sergueï Lavrov est dans son rôle, je n’accepte évidemment pas ce qu’il vient de dire. L’agression de Poutine en Crimée, la déstabilisation dans l’est de l’Ukraine et puis peut être demain dans d’autres régions de l’Ukraine comme la Transnistrie, tout ceci, l’Europe ne peut pas et ne doit pas l’accepter. C’est quelque part un test pour l’autorité de l’Europe.

A.T : Tout autre thème, vous êtes chef de file en Ile de France de l’Alternative MoDem-UDI pour les européennes, vous allez faire campagne sur quoi précisément ?

MdS : Nous sommes des Européens, nous le sommes dans la clarté et la cohérence à la différence des partis traditionnels qui nous entourent et qui eux ont des problèmes à régler avec l’Europe et qui veulent faire de ce scrutin un carton rouge pour Hollande. Ce scrutin doit concerner l’avenir de l’Europe avant tout !

A.T : Que répondez-vous aux eurosceptiques qui sont tentés par le vote populiste ?

MdS : Je leur dis que nous avons une urgence, c’est la convergence sociale et fiscale au sein de l’Union Européenne. Nous devons faire converger tous les systèmes, sociaux et fiscaux. Nous pouvons le faire en 5 ans, cela fait partie de nos propositions. L’Europe doit se recentrer sur l’essentiel, elle doit recréer de la croissance, favoriser l’emploi et l’investissement. L’Europe doit permettre de recréer des géants européens comme l’a été Airbus en son temps. Il faut mobiliser l’épargne européenne pour venir en soutien des petites et moyennes entreprises. L’Europe doit se faire avec les peuples.

Elections municipales

Publié le 22/03/2014 à 10:30 par modem-cantilien Tags : vote municipales

Demain dimanche 23 mars. C'est le premier tour des élections municipales.

Un seul mot : VOTEZ !!!!

Les Européens

Publié le 08/03/2014 à 11:21 par modem-cantilien Tags : européenne élection liste europe udi europeens modem

Le Mouvement Démocrate et l'UDI ont annoncé ce jour leurs têtes de listes communes pour les élections européennes du 25 mai prochain.

"Dans 80 jours, les Franc?ais voteront pour l’avenir de l’Europe. Cette e?lection engagera notre destin.

C’est rassemble?s que nous porterons le projet d’une Europe efficace et de?mocratique. Engage?s dans le combat europe?en, nous savons toutes les difficulte?s que l’Europe traverse et que vivent nos concitoyens.

Cependant, pour nous « Les Europe?ens », l’Europe est une chance. C’est un mode?le de civilisation unique au monde, une opportunite? de mieux-e?tre social sans pareil, et un espace pre?cieux de paix et de liberte?.

Face a? ceux qui cherchent a? isoler la France en remettant en cause notre avenir europe?en, nous avons de?cide? de rassembler « les Europe?ens ». L’e?quipe que nous pre?sentons est compose?e de femmes et d’hommes tous le?gitimes pour mener ce combat, engage?s dans la vie politique ou issus de la socie?te? civile dans un esprit de renouvellement.

« Les Europe?ens » sont les seuls a? incarner, sans ambigui?te? et dans la clarte?, le destin europe?en de la France, car pour nous l’horizon europe?en est le seul choix de souverainete?."



Les Européens.

 

Téléchargez la liste de notre équipe pour l'Europe

Marielle de Sarnez en Ukraine

Publié le 23/02/2014 à 10:09 par modem-cantilien Tags : Marielle Sarnez Ukraine courage Maidan

Marielle de Sarnez sur la place Maidan en Ukraine :


MEP Marielle de Sarnez on Maidan Square par PDE-EDP

Robert Rochefort sur Europe 1

Publié le 18/02/2014 à 07:43 par modem-cantilien Tags : MoDem Europe 1 économie Rochefort

Au micro d'Europe 1, Robert Rochefort a jugé "indispensables" les mesures annoncées par François Hollande pour renforcer l'attractivité économique de la France.

« C’était indispensable mais ce n’est pas nouveau » a noté Robert Rochefort. « Cela a été initié il y a 10 ans par Jean-Pierre Raffarin, et c’est à l’image de la France, une initiative lancée il y a plusieurs années et pas suivie de façon régulière ».

« Ensuite, on va attendre la France là où on l’attend toujours. Va-t’elle va passer à l’acte ? Ou bien va-t’elle se contenter de beaux discours et demain, annoncer quelque chose de contradictoire avec ce qu’on n’a pu dire aujourd’hui. C’est l’impression qu’ont les étrangers vis-à-vis de la France, c’est à dire un pays qui n’est pas constant dans la façon de se positionner » a souligné Robert Rochefort.

« Et puis on va attendre des mesures. On peut penser qu’il y aura au moins deux directions dans lesquelles ces mesures seront importantes. La première, c’est attirer les chercheurs et les étudiants en thèse, tous ceux qui construisent la recherche de demain. Aujourd’hui non seulement on ne les attire pas mais les jeunes chercheurs français ont tendance à partir. Dans une autre mesure, l’enjeu est de favoriser la fiscalité en matière de compétitivité pour attirer les entreprises à investir en France » a analysé Robert Rochefort.

« En général on a pas le droit de faire de la rétroactivité fiscale or, depuis un certain temps, on « s’amuse » à faire de la rétroactivité fiscale, ce qui n’est pas de nature à faire venir des investisseurs étrangers » a estimé le vice-président du Modem.

La France: "un pays qui n'est pas constant dans sa façon de se positionner"

Interrogé par un auditeur sur la stratégie à adopter, il a ajouté : « l’attractivité pour attirer des capitaux et des entreprises étrangères, ça veut dire qu’il faut être meilleur que ses voisins. Autrement dit, les réformes que nous faisons ne sont pas mauvaises, mais la mondialisation est une course. Les autres courent plus vite que nous, l’Allemagne et l’Angleterre les premiers. Mais aussi l’Italie et l’Espagne qui ont engagé des réformes profondes et rigoureuses impliquant une baisse du coût du travail. Ces pays peuvent nous ravir des investissements dans les années à venir. Il ne faut pas être bon mais très bon. C’est là que nous attendons le gouvernement socialiste » rappelle Robert Rochefort.

La France est-elle victime de sa réputation prétentieuse et paresseuse ? « Etrangement non » a répondu Robert Rochefort. « Ce n’est pas l’opinion des autres pays et des chefs d’entreprises vis-à-vis de la France. Le sentiment général est que nous disposons d’infrastructures de qualité et d’une main d’œuvre qualifiée ».

Pour Robert Rochefort, « ils ont le sentiment que nous sommes un pays qui manque de souplesse et de constance. Ils nous reprochent d’avoir de bons atouts et de ne pas nous en servir. Quand le gouvernement met en place le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) c’est une bonne chose. Mais il reste l’idée que rien ne se met en place assez vite et que nous manquons de dynamisme notamment dans les régions ».

Robert Rochefort a estimé par ailleurs, que « si on était capable de faire comme en Allemagne, une cogestion avec les syndicats ça serait une force. Concernant le code du travail « il est délirant de complexité, personne n’arrive à le lire concrètement » a jugé le vice-président du Modem.

« Un autre élément freine les investisseurs, c'est la durée des procédures administratives pour les entrepreneurs. Si on veut créer une entreprise en France, ce sont des années de procédure » a t’il remarqué. Sur la question de la fiscalité, « c’est une compétition interne à l’Europe, il y a en France une fiscalité trop lourde même si elle est en partie compensée par le crédit impôt recherche, un élément très positif bien compris des investisseurs étrangers » a soutenu Robert Rochefort.

« Bien sûr, on peut se demander si ces annonces ne vont pas rentrer en contradiction avec des prises de position de ministres dans les semaines à venir. Cela dit, il faut que la France, François Hollande et les ministres comprennent que l’entreprise ce sont aussi les petites et moyennes entreprises. Le risque aujourd’hui c’est de tout miser sur les grosses entreprises » a mis en garde Robert Rochefort. « L’Allemagne, par exemple, a su jouer la carte des petites et moyennes entreprises. Elles sont essentielles dans la création d’emplois et dans l’investissement à long terme, il ne faut pas les oublier ».

« Il faut que la France se batte avec les autres et non pas en se démarquant toujours des autres » a conclu le vice-président du Modem.

Congrés du MoDem

Publié le 22/01/2014 à 13:29 par modem-cantilien Tags : Congrés Bayrou Borloo alternative

Le MoDem tenait samedi son 3e Congrès, à Paris. L'occasion pour François Bayrou de réaffirmer "la liberté de pensée" de notre mouvement et de saluer, aux côtés de Jean-Louis Borloo, la construction de l'Alternative.

François Bayrou a ouvert, samedi 18 janvier, le 3e congrès du Mouvement Démocrate (MoDem). D'abord par des remerciements. "J'ai lu dans le journal que vous m'avez réélu pour présider notre mouvement, je tenais donc à vous dire merci...", a lancé en préambule le "nouveau" président du mouvement centriste devant l'assistance, 1.000 adhérents réunis à Paris au centre de conférences Marriott Rive Gauche (XIVe arrondissement).

Réélu avec 86,98% des suffrages des militants qui se sont exprimés sur internet entre les 6 et 12 janvier, Francois Bayrou a déclare avoir "une certitude" : "Notre mouvement porte une part essentielle du renouvellement de la vie politique française". Commencé sur le ton de l'humour, Francois Bayrou a poursuivi son discours d'ouverture avec gravité. Revenant sur la conférence de presse du président de la République, l'ancien candidat à la présidentielle estime qu'"au fond, ce qu'a dit François Hollande (mardi), c'est ce qu'il aurait dû dire il y a 18 mois".

Mais, pour le leader centriste, "François Hollande, n'a fait qu'un quart du chemin (...). Il a dit les mots jusque-là tabous, interdits en France : social-démocratie". Ce qui, pour le président du MoDem "annonce la rupture et la chute de la gauche française". "C'est au fond, le cycle qui s'est ouvert en 1971, avec le programme commun de la gauche, qui s'est achevé cette semaine", analyse-t-il.

Pour autant, François Bayrou avoue craindre des jours difficiles pour le pays. "Quand il y a rupture, cela veut dire qu'on va rentrer dans un temps de chaos (...). Or, l'organisation de nos institutions rend impossible qu'en France se réunissent des forces politiques pour redresser le pays", observe le chef centriste, qui appelle depuis des années les Français à dépasser le clivage droite contre gauche.

Pour lui, "la conférence de presse de François Hollande a d'ailleurs annoncé la mort, ou en tout cas la crise des clivages traditionnels". "Un très grand nombre de questions n'ont pas trouvé de réponses" mais "il demeure que ce tournant est (...) un fait historique de toute première dimension, c'est la clôture de l'acte ouvert en 1971 avec la signature de l'Union de la gauche", a-t-il affirmé.

Cette vision du monde, "François Hollande a annoncé qu'elle n'était plus recevable, plus d'actualité et qu'il allait en choisir une autre. Nous qui avons dénoncé les dérives de cette vision du monde, nous ne pouvons pas ne pas mesurer la dimension de ce changement", s'est-il félicité.

Pour le président du MoDem, cette évolution, c'est-à-dire cette nécessité d'"échapper à la logique de l'antagonisme des camps", impose une grande "responsabilité" au MoDem. "C'est pour ça que nous avons initié l'Alternative (avec l'UDI). Parce que si on dit qu'on est rassembleur, il faut le montrer." Ce qui ne veut pas dire perdre son âme : "Oui, nous sommes, dans l'Alternative, différents, pas assimilés."

Revendiquant l'"identité" du MoDem, basée sur la "liberté" de penser par soi-même, c'est-à-dire "différemment", François Bayrou a rappelé que le Mouvement Démocrate n'a "pas l'intention d'abandonner un pouce, un millimètre, un micron de liberté". "Je veux des partis où l'on puisse être libre de penser, libre de s'exprimer", a-t-il martelé sous les applaudissements.

 

Jean-Louis Borloo, président de l'UDI et co-fondateur de l'Alternative avec le MoDem, était présent l'après-midi. "2014 commence bien, le président de la République vient de passer aux aveux", s'est-il exclamé, déclenchant des rires dans la salle. François Hollande "vient de découvrir que la France ne se réformerait pas par simplement une accumulation d 'impôts et de taxes (...) qu'on ne pouvait pas opposer l'économique et le social, qu'il fallait faire des efforts structurels. Il a changé de discours et nous ne pouvons, nous, que retenir la partie constructive de son discours", a-t-il assuré.

"Nous ne pouvons pas, depuis des années, dire que nous voulons une démocratie locale renforcée et ne pas dire (...) que le discours de Hollande n'est pas une avancée nécessaire. Je sais bien que ces annonces sont accompagnées de quatre comités théodule mais il y a une évolution claire" et "ce serait un comble que nous ne soyons pas présents, quitte à dénoncer - et là nous aurons la crédibilité de le faire", ce qui ne marcherait pas. "Nous serons des garants courageux" et "les garde fous" des promesses présidentielles, a-t-il assuré.

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